Publié le 27 juin 2026 par Équipe Esprit Français
Examen civique naturalisation 2026 : ce qui change vraiment
Examen civique naturalisation 2026 : un QCM de 40 questions, 45 minutes, 32 bonnes réponses pour réussir. Format, thèmes, niveau B2 et dispenses expliqués.
Depuis le 1er janvier 2026, devenir Français passe par une étape nouvelle : l’examen civique de naturalisation. Concrètement, un QCM de 40 questions sur les valeurs, les institutions et l’histoire de la France, à réussir avant même de déposer son dossier. Il faut 32 bonnes réponses sur 40 pour le valider. Cet examen, créé par le décret du 15 juillet 2025, s’ajoute au relèvement du niveau de français exigé. Voici ce qui change, ce qui tombe, et comment s’y préparer sans se faire surprendre.
L’examen civique de naturalisation, c’est quoi exactement ?
C’est une épreuve écrite obligatoire, instaurée par le décret n° 2025-648 du 15 juillet 2025, qui a modifié le décret du 30 décembre 1993 sur les déclarations et décisions de nationalité. Avant, l’évaluation des connaissances civiques se faisait surtout à l’oral, pendant l’entretien d’assimilation en préfecture. Désormais, il y a un examen formel, noté, en amont de la procédure.
Le point qui surprend le plus les candidats : l’examen se passe avant le dépôt de la demande, pas après. Vous devez le réussir d’abord, obtenir votre attestation, puis joindre cette attestation à votre dossier de naturalisation. Sans elle, la demande n’est tout simplement pas recevable. Ce n’est plus une formalité de fin de parcours, c’est une porte d’entrée.
L’examen ne concerne pas que la naturalisation. Le même dispositif s’applique aux candidats à une carte de résident et à certains titres de séjour pluriannuels. La logique du législateur est claire : vérifier que la personne qui s’installe durablement en France connaît le cadre dans lequel elle va vivre.
La connaissance de l’histoire, de la culture et de la société françaises, ainsi que des principes et valeurs essentiels de la République française, est désormais évaluée par un examen.
Comment se déroule l’examen civique : format, durée, note pour réussir ?
C’est un QCM sur ordinateur, en présentiel, sur convocation, dans un centre agréé. Les centres sont gérés par des organismes habilités comme la CCI Paris Île-de-France et France Éducation International, avec des partenaires en régions. La liste officielle est consultable sur le site du ministère de l’Intérieur, formation-civique.interieur.gouv.fr.
Le format est précis, et il vaut mieux le connaître avant le jour J :
- 40 questions au total : 28 questions de connaissances générales et 12 questions de mise en situation.
- Une seule bonne réponse par question, parmi quatre propositions.
- 45 minutes maximum pour traiter l’ensemble.
- Seuil de réussite : 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 %.
Ce seuil de 80 % est exigeant. Vous n’avez droit qu’à huit erreurs. Une question de connaissances générales peut porter sur la date d’un texte fondateur ou le rôle d’une institution ; une question de mise en situation vous place devant un cas concret de la vie quotidienne où il faut réagir conformément aux valeurs de la République. Les deux comptent autant.
Une bonne nouvelle pour rassurer : il ne s’agit pas de réciter une thèse de droit constitutionnel. Les questions restent factuelles et accessibles à qui a révisé. Le piège, c’est l’à-peu-près. À 80 % de réussite requise, on ne passe pas en bluffant.

Quelles questions tombent à l’examen civique ?
Le programme couvre cinq grands domaines. Les connaître, c’est savoir où concentrer ses révisions.
Le premier, et le plus présent, ce sont les principes et valeurs de la République : la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes. Sur la devise, son histoire et sa portée, notre article sur la devise républicaine Liberté Égalité Fraternité fait le tour de la question. La laïcité revient presque à chaque session ; nous l’avons détaillée dans la laïcité à l’entretien de naturalisation.
Le deuxième domaine, c’est le système institutionnel : qui fait la loi, qui l’applique, qui la juge. On vous demandera de situer le Président, le Premier ministre, le Parlement, ou de comprendre la séparation des pouvoirs. Notre fiche thématique sur les institutions de la République regroupe l’essentiel.
Viennent ensuite les droits et devoirs fondamentaux du citoyen, l’histoire, la géographie et la culture françaises, et enfin l’intégration dans la société : famille, travail, éducation. Cette dernière catégorie est celle des fameuses mises en situation. On ne vous demande pas une date, mais comment vous agiriez face à une situation concrète, par exemple à l’école de vos enfants ou au travail.
Ce n’est pas un hasard si ce programme recoupe ce que les agents de préfecture vérifiaient déjà à l’oral. L’examen ne remplace pas l’entretien : il le précède et le complète. Les pièges classiques restent les mêmes, et nous avons rassemblé les plus fréquents dans 5 questions pièges de l’examen civique.
Niveau B2 en français : l’autre grande nouveauté de 2026
Le décret de 2025 n’a pas seulement créé l’examen civique. Il a aussi relevé le niveau de français exigé. Jusqu’à fin 2025, il fallait justifier d’un niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues. Depuis le 1er janvier 2026, c’est le niveau B2 qui est demandé, à l’oral comme à l’écrit. Le saut n’est pas anodin : le B2 correspond à une maîtrise autonome de la langue, capable de comprendre un texte complexe et de s’exprimer avec aisance sur des sujets variés.
Plusieurs justificatifs sont acceptés :
- Un diplôme national français (à partir du brevet, ou un diplôme d’État de niveau professionnel équivalent).
- Une attestation de réussite au TCF (Test de connaissance du français), valable 2 ans.
- Une attestation au TEF (Test d’évaluation de français), valable 2 ans.
- Un diplôme attestant d’un niveau au moins égal au B2, comme le DELF B2.
Quelques dispenses existent, notamment pour les personnes dont un certificat médical atteste qu’une évaluation est impossible, ou pour certains réfugiés âgés résidant en France depuis longtemps. Les conditions exactes étant susceptibles d’évoluer, vérifiez toujours votre cas sur la page officielle service-public.gouv.fr plutôt que de vous fier à un forum.
Un mot sur la période transitoire, parce qu’elle a fait couler beaucoup d’encre. Les dossiers complets reçus par l’administration jusqu’au 31 décembre 2025 restent instruits sous les anciennes règles, donc au niveau B1. En revanche, un dossier déposé avant cette date mais resté incomplet bascule dans le nouveau régime dès que les pièces manquantes arrivent après le 1er janvier 2026. Autrement dit, un dossier bâclé en fin d’année 2025 ne protège de rien.
Qui est dispensé, et comment se préparer sérieusement ?
Tout le monde ne passe pas l’examen civique. Les bénéficiaires d’une protection internationale, par exemple les réfugiés statutaires, en sont dispensés. Et un titre de séjour renouvelé ne suppose pas de repasser l’épreuve : on ne la passe qu’une fois, au moment qui le justifie. Là encore, la règle pouvant comporter des cas particuliers, la référence reste l’actualité officielle du service public et le site du ministère de l’Intérieur.
Pour ceux qui doivent le passer, la méthode compte autant que le contenu. Trois réflexes font la différence. D’abord, réviser par thème plutôt qu’en vrac : les cinq domaines du programme structurent toute la préparation. Ensuite, s’entraîner en conditions réelles, avec des QCM chronométrés, parce que gérer 40 questions en 45 minutes s’apprend. Enfin, comprendre plutôt qu’apprendre par cœur : les mises en situation ne se devinent pas, elles se raisonnent à partir des valeurs de la République.
C’est exactement la logique de notre application Esprit Français. Vous y trouvez des centaines de questions classées par thème, des QCM dans les conditions de l’examen, et les explications qui permettent de comprendre pourquoi une réponse est juste. Pour commencer, parcourez nos fiches thématiques ou les questions fréquentes sur la procédure.
Retenez l’essentiel de 2026 : un examen civique noté à passer avant de déposer son dossier, 40 questions dont il faut en réussir 32, et un niveau de français rehaussé au B2. Rien d’insurmontable pour qui s’y prépare méthodiquement. La naturalisation reste au bout du chemin, simplement, la marche d’entrée est devenue un vrai test. Autant le réussir du premier coup.
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